dimanche 16 octobre 2011

Herbert Bayer


C’est un peintre, un typographe et un architecte autrichien . Après avoir reçu sa première formation à Linz, il étudia, de 1921 à 1923, au Bauhaus de Weimar.

De 1925 à 1928, il fut professeur au Bauhaus de Dessau, où il enseigna la typographie et l'art de l'affiche. Il va particulièrement porter l'accent sur le dessin des lettres et la mise en page, toujours fondée sur la dissymétrie et les formes simples. 


L'affiche réalisée en 1926 Kandinsky, Jubiläums-Ausstellung constitue l'un des chefs-d'œuvre de la typographie moderne par sa composition claire et dynamique. 


En tant que " designer ", il a conçu de nombreux espaces d'exposition, en particulier celui de l'exposition du Bauhaus au Museum of Modern Art de New York en 1938. 





À la fin des années 20, son style a évolué et ses affiches ont davantage fait appel à l'univers des formes figuratives marquées par le Surréalisme, ce dont témoignent aussi ses collages et ses photomontages. 


Hebert Bayer a exécuté des décorations murales pour l'université Harvard construite par Walter Gropuis (1950).
Comme architecte, il a notamment réalisé les bâtiments de la communauté d'Aspen. 
En tant que peintre, il a eu recours à plusieurs styles, y compris au Surréalisme, avant de rester fidèle à l'Abstraction géométrique .

Pierre Bernard et Grapus


           En 1970, il fonde le groupe Grapus avec François Miehe et Gérard Paris-Clavel, rencontrés pendant le mouvement étudiant de mai 1968.

           Grapus affirme son intention de “ changer la vie ”, développant dans une même dynamique recherche graphique et engagement politique.




 

En 1990, le collectif Grapus décide de cesser ses activités et reçoit en France, le Grand Prix National de Arts Graphiques.

Pierre Bernard fonde alors, (avec Dirk Behage et Fokke Draaijer), l'Atelier de Création Graphique (ACG) et signe, entre autres, l'identité graphique du Musée du Louvre et celle des Parcs nationaux de France.
Aujourd'hui, il dirige l'Atelier de Création Graphique en répondant aux commandes dans les domaines de l'édition, de l'affiche, de la signalétique et des systèmes visuels d'identité, avec la conviction que le graphisme a une fonction culturelle d'utilité publique.


L'influence de Grapus sur le graphisme hexagonal est telle qu'aujourd'hui encore les professionnels tendent à se positionner par rapport à ces légendes du graphisme d'auteur. L'esthétique Grapus a bouleversé le graphisme français par un style immédiatement reconnaissable qui privilégiait l'emploi de l'écriture manuscrite, l'assemblage de techniques (dessin, peinture, photo, texte) et le large recours à un vocabulaire symbolique : main, pied, lune, soleil...


http://www.aubervilliers.fr/rubrique113.html

Ruedi Baur

Designer franco-suisse, Ruedi Baur a été choisi pour rénover la signalétique de Beaubourg de 1997 à 2000.

Graphiste de renommée internationale, Ruedi Baur est né à Paris en 1956. Diplômé en design graphique à Zurich (encore un !), il développe depuis 1989 Integral Concept, un réseau de graphistes et de designers. Son champ d'activités se concentre principalement autour de l'identité visuelle et la signalétique des lieux publics, là où selon lui, le " design de marketing cultive la reconnaissance ", il privilégie l'effacement, la différenciation et la complexité dans l'espoir de créer la surprise.D'après lui, chaque lieu et espace doit recevoir une solution particulière. Investissant les moyens traditionnels de la typographie, il développe une idée originale d'un design qu'il rend actif, dont l'impact visuel est orienté vers la recherche de l'information, destinée à être communiquée.
Ruedi Baur s'est notamment illustré au Parc de Chambord, 
 à la Cité internationale de Lyon et de Paris, 

ou encore à la Cinémathèque française  


Jean Widmer

Jean Widmer est un graphiste.
Après avoir obtenu un diplôme d’Art Appliqués à Zurich et avoir fréquenté Johannes Itten (professeur à l’école Bauhaus), il passe quelques temps à Paris sous la coupe du célèbre lithographe Fernand Murlot (Parmi les artistes qu'il a régulièrement accueillis dans son atelier figurent Matisse, Fautrier, Dubuffet, Picasso, Miro, Chagall, Braque, Giacometti, Calder, rien que ça !)
          Pendant une dizaine d’année, il va travailler pour se faire un nom et une crédibilité (D.A. aux Galeries Lafayette et au S.N.I.P, photographe au magazine « Le jardin des modes »,…) pour enfin en 1969 lancer sa propre agence. En parallèle, il enseigne aux Arts Décoratifs.
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        Son agence va connaitre le succès en dessinant les identités visuelles du Centre Pompidou * , l'IRCAM, le Musée d’Orsay… Aéroports de Paris, Autoroutes de France (création de plus de 500 pictogrammes à l’usage touristique**) ou l’Institut du Monde Arabe.

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       Sa marque de fabrique est intemporelle et facilement identifiable : lignes simples, formes épurées, couleurs vives, verticalité…

(Sa vie d'artiste avant la typographie:
http://www.centrepompidou.fr/videos/2009/20091127-widmer/index.html  )

Le Bauhaus

            Il s’agit du Bauhaus de Dessau, école d’architecture fondée par l’allemand Walter Gropius (né en 1883), école fermée par les Nazis.
Gropius a voulu démontrer que l’architecture et l’ingénieur ne sont pas condamnés à s’ignorer mutuellement comme l’avait cru le XIXéme siècle ; au contraire, chacun d’eux a quelque chose à apprendre de l’autre. Les élèves de l’école collaboraient à des projets de construction et d’aménagement intérieur ; on les encourageait à faire appel à leur imagination, à expérimenter sans toutefois perdre de vue l’usage qui devait être fait de leur ouvrage. C’est là que furent créés tout d’abord les sièges en acier tubulaires* et d’autres meubles du même genre, devenus aujourd’hui d’un emploi courant. 
Les théories prônées par le Bauhaus sont parfois désignées sous le nom de « fonctionnalisme » ; l’idée essentielle en est que si un objet est bien conçu pour répondre à l’usage qu’on en attend, la beauté viendra par surcroît. (Il y a certainement beaucoup de vrai dans cette affirmation). En tout cas, elle nous a aidés à nous débarrasser de tout ce bazar d’ornements, superflus et de mauvais goût dont le XIXéme siècle a encombré nos villes et nos maisons.
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